Culte d’ouverture – dimanche 3 avril 2011

 

 A  PROPOS DE LA PREDICATION

La reprise – et l’actualisation – de quelques grandes prédications de l’Eglise sera l’une des originalités de Saint-Laurent-Eglise. Non par paresse, évidemment, mais parce que ces prédications sont si fortes et si riches d’Evangile, qu’il serait dommage de les laisser dormir jusqu’à la fin des temps dans des livres d’homilétique pour étudiants en théologie.

C’est ainsi que nous partagerons des prédications de Pierre Viret, Dietrich Bonhoeffer, Karl Barth, Paul Tillich et pour ouvrir cette nouvelle manière de faire, nous commençons en donnant la parole à Martin Luther King.

Martin Luther King : un prédicateur pour aujourd’hui.

Martin Luther King, Jr. est un pasteur baptiste afro-américain né à Atlanta (Géorgie) le15 janvier 1929 et mort assassiné le 4 avril 1968 à Memphis (Tennessee).

Militant non violent pour les droits civiques des Noirs aux États-Unis, pour la paix et contre la pauvreté, il organise et dirige des actions tel le Boycott des bus de Montgomery pour défendre le droit de vote, la déségrégation et l’emploi des minorités. Il prononce un discours célèbre le 28 août 1963 devant le Lincoln Memorial à Washington durant la marche pour l’emploi et la liberté : « I have a dream » (Je fais un rêve). Il est soutenu parJohn F. Kennedy dans la lutte contre la discrimination raciale ; la plupart de ces droits seront promus par le « Civil Rights Act » et le « Voting Rights Act » sous la présidence deLyndon B. Johnson.

Martin Luther King devient le plus jeune lauréat du prix Nobel de la paix en 1964 pour sa lutte non violente contre la ségrégation raciale et pour la paix. Il commence alors une campagne contre la guerre du Viêt Nam et la pauvreté, qui prend fin en 1968 avec son assassinat officiellement attribué à James Earl Ray, dont la culpabilité et la participation à un complot sont toujours débattues.

Il se voit décerner à titre posthume la Médaille présidentielle de la liberté par Jimmy Carteren 1977, le prix des droits de l’homme des Nations unies en 1978, la médaille d’or du Congrès en 2004, et est considéré comme l’un des plus grands orateurs américains1.

Depuis 1986, le Martin Luther King Day est un jour férié aux États-Unis.

Face à la pauvreté, aux inégalités sociales croissantes, à la mondialisation aux menaces environnementales, ou à la place des migrants dans nos sociétés… la voix de Martin Luther King résonne de toute sa force. Sa parole est saisissante d’actualité… C’est à nous, hommes et femmes du 21e siècle, qu’elle s’adresse, pour nous dire l’essentiel…

« (…) Avant de devenir leader des Droits civiques, j’étais prédicateur de l’Evangile. C’était ma première vocation et cela reste mon engagement fondamental. Vous savez, tout ce que je fais dans le domaine des Droits civiques, je le considère en réalité comme faisant partie de mon ministère. Je n’ai pas d’autre ambition dans la vie que d’exercer aussi bien que possible le ministère chrétien. Je n’ai pas l’intention de briguer la moindre responsabilité politique. Tout ce que j’ai l’intention de faire, c’est de rester prédicateur. »

Prédication du 13 mars 2011 : (début)

« Ne vous conformez pas … » est un conseil difficile en une génération où les pressions de masse ont inconsciemment conditionné nos esprits et nos pieds à se mouvoir aux battements rythmiques du statu quoi. Beaucoup de voix et de forces nous poussent à choisir le sentier de la moindre résistance ; elles nous commandent de ne jamais lutter pour une cause impopulaire et de ne jamais nous trouver dans une minorité pathétique de deux ou trois. (…)

En dépit de cette tendance prédominante au conformisme, nous, chrétiens, avons pour mission d’être non-conformistes. L’apôtre Paul, qui connaissait les réalités intérieures de la foi chrétienne, a donné ce conseil : « Ne vous conformez pas à ce monde, mais transformez-vous par le renouvellement de votre esprit ». Nous sommes appelés à être des hommes de conviction, non de conformisme, de noblesse morale, non de respectabilité sociale. Nous avons reçu ordre de vivre différemment et selon une fidélité plus haute. »

Et plus loin …

« La tendance au conformisme n’est nulle part aussi évidente que dans l’Eglise. Si l’Eglise a admis l’esclavage, la ségrégation raciale, la guerre ou l’exploitation économique, c’est parce qu’elle se conformait à la pensée dominante. Parce qu’elle était bien plus à l’écoute du monde qu’à l’écoute de la Parole de Dieu. Elle, dont la vocation était de combattre les injustices sociales, elle est restée bien souvent silencieuse derrière ses vitraux.

Pour les chrétiens, la question est toujours la même : que voulons-nous être : des thermomètres ou des thermostats ? Quel rôle voulons-nous avoir : enregistrer la température de notre société ou la régler et la transformer »

CHANT

Pour ce culte d’ouverture de Saint-Laurent-Eglise, tous les chants seront des gospels. Certains en français, d’autre en anglais.

Pour nous accompagner dans notre louange : le groupe Madrijazz.

Madrijazz, un choeur issu en 1991 du désir de quelques amis d’unir leurs voix, interprète d’abord quelques Madrigaux qui cèderont peu à peu leur place à des rythmes plus jazz. Madri-jazz était né. Dirigé durant neuf ans par l’excellente et enthousiaste Muriel Dubuis, Madrijazz conclut idéalement cette période par la sortie d’un premier CD. L’enregistrement « live » aura lieu au Chorus à Lausanne en septembre 1999.

Après le départ de Muriel, Madrijazz, un peu orphelin errera un an à la recherche d’un nouveau futur. En septembre 2000, un souffle nouveau, en la personne de Jean-Luc Dutoit redonne vie à Madrijazz et le pousse vers de nouveaux horizons musicaux. Le funk, la soul et le GOSPEL sont désormais, la base du répertoire de Madrijazz, qui se met de plus en plus au service d’une certaine spiritualité.

Certes, à l’instar des vaudois que nous sommes, cette spiritualité est vécue de façon plus introvertie que ne l’exprimeraient des chanteurs « black » d’outre Atlantique. Néanmoins, cette nouvelle dimension spirituelle nous porte. Lors de chaque concert, une gigantesque vague d’énergie et une joie profonde nous permettent de vivre d’intenses instants de grâce et de communion avec le public, qui semble également s’en réjouir. Cette énergie et cette joie sont notre manière de vivre et de nous sentir héritiers de la famille du Gospel et des messages d’amour et d’espoir qu’elle souhaite transmettre au monde.

Ce dynamisme et cette joie de chanter se concrétisent en novembre 2002 par la sortie d’un second CD, enregistré cette fois à l’église de Matran (FR)

« L’ère Dutoit » a permis à une trentaine de choristes de baigner dans des ambiances variées et stimulantes, au gré des différents concerts organisés en Suisse romande. Du Montreux Jazz Festival au théâtre Chez Barnabé, en passant par les églises de Morrens, de Gressy, du Mont et de Matran, sans oublier les deux invitations au kiosque à musiques, on devine, sans contestes, une véritable envie de rencontres, de partages et de musique!…Tout porte à croire que l’aventure ne fait que commencer.