Dimanche 9 octobre 2016 – 18h00

Cantate BWV 84:
« Ich bin vergnügt mit meinem Glücke » »

Kathrin Hottiger, soprano ;

Orgue : Anne Chollet

Ensemble instrumental :
Clothilde Ramons, hautbois; Laurence Verant et Justin Lamy, violons; Evgeny Franchuk, alto; Gabrielle Jardin, violoncelle; Shagan Grolier, contrebasse

Méditation : Jean Chollet

La soprano Kathrin Hottiger est né à Langenthal (BE) et a grandi à Berne. En 2012, elle entreprend des études de chant lyrique à la Haute École de Musique de Lucerne dans la classe de Liliane Zürcher. Elle obtient son Bachelor en juillet 2015 et achèvera son diplôme de Master of Arts Performance en 2017.

Kathrin Hottiger a déjà eu l’occasion de se présenter comme soliste dans un vaste répertoire avec, entre autres, des œuvres de Bach, Monteverdi, Mozart, Händel et Rossini. Elle s’intéresse aussi bien au lied qu‘à la musique sacrée. En décembre 2015, elle a débuté sur la scène du Centre de la culture et des congrès (KKL) à Lucerne avec une cantate de J. S. Bach. En 2014, elle a fait ses premières expériences dans le domaine de l‘opéra avec le rôle principal de « Sémélé » de Marin Marais au théâtre municipal de Sursee (première suisse).

La cantate 84, créée à Leipzig en 1727, était en lien avec l’Evangile du jour : la « Parabole des ouvriers de la 11e heure ».  Cette parabole enseigne que les ouvriers de lavigne doivent être satisfaits de leur sort, si le maître leu règle ce qui avait été convenu entre eux, qu’ils aient travaillé toute la journée ou une heure seulement.
Le livret de Bach développe cette idée : il  faut se contenter de son sort. Il n’y a pas à chercher davantage puisque c’est le ciel qui sera la récompense véritable du chrétien. C’est une notion souvent rencontrée chez Bach, la sagesse de savoir goûter un bonheur simple et à la satisfaction de son sort terrestre, si dur soit-il à assumer parfois.
Et ce n’est certainement pas par hasard si le compositeur a choisi pour cette cantate un effectif instrumental modeste, le rôle de la soprano, à l’époque étant probablement interprété par un garçon de Saint-Thomas. Mais la simplicité des moyens mis en oeuvre n’empêche pas la qualité et la subtilité de la composition. Et qui dit que cette cantate n’ait pas été chantée aussi à la maison par Anna Magdalena, alors âgée de 26 ans ? La maison familiale était alors la réplique de l’église paroissiale et on y jouait régulièrement des oeuvres spirituelles …
Et si – exceptionnellement – vous étiez les choristes ? La cantate BWV 84 ne comporte qu’un choeur très bref, à la fin de la cantate, choeur repris dans « Alléluia » de manière très légèrement différente. C’est donc une musique très connue. Et nous avons pensé que pour une fois, c’est l’assemblée de « Cantate et Parole » qui pourrait devenir le choeur.
Et si certains d’entre vous souhaitent jeter un oeil à cette partition avant la répétition que nous ferons ensemble dimanche prochain, la voici :