Archives de catégorie : Humour

Gagner à la Loterie!!

C’est encore un petit juif pauvre, maigre, sec, mal habillé, sale … qui prie au fond d’une synagogue. Et il se plaint… il se plaint amèrement de l’injustice de Dieu.

– C’est tout de même incroyable … je viens dans cette synagogue depuis des mois et des mois … qu’est-ce que je dis : depuis des années et des années et je te fais toujours la même demande, une demande toute simple … et jamais tu ne m’as exaucé. Quand je vois comment tu as béni Abraham et David, et Isaac, et Rachel et Schloïmé, Rothschild, et Rockefeller… je ne comprends pas pourquoi tu ne me bénis jamais, pourquoi tu ne m’exauces jamais … Je ne te demande pourtant pas grand-chose. J’aimerais juste gagner une fois à la loterie.

Et ce jour-là, Dieu lui répond.

– Tu n’énerves

– Comment « tu m’énerves » ? Non seulement tu ne m’exauces pas, mais en plus tu m’engueules ?

– Parfaitement. Je t’engueule.

– Pardonne-moi, Seigneur tout puissant, Eternel des armées, notre Père, mais qu’est-ce que j’ai fait ou qu’est-ce que j’ai dit qui puisse t’énerver à ce point ?

Tu m’énerves parce que cela fait en en effet des années que tu m’adresses la même demande et moi je ne qu’une chose, c’est de te faire gagner à la Loterie … mais est-ce que tu pourrais au moins une fois t’acheter un billet ???

 

Les deux Juifs à la synagogue

Deux juifs prient à la synagogue. Un juif très gros, costume trois pièces, cravate, montre à gousset avec chaîne en or qui sort ostensiblement de la pochette du veston …

– Eternel des armées, je t’en supplie, écoute ma prière. Tu vois dans quelle situation inextricable je suis. J’ai absolument besoin de 5 millions de dollars, sans quoi, c’est toute mon entreprise qui fait faillite. Et tu sais bien que si toute mon entreprise fait faillite, c’est des centaines – qu’est-ce que je dis – des milliers de personnes qui vont se retrouver au chômage. C’est pour eux que je te supplie : il me faut ces 5 millions de dollars aujourd’hui.

 

Et puis juste derrière lui, dans la synagogue, il y a un petit juif tout maigre qui prie aussi avec ardeur :

 

– Dieu notre père tu vois comment je vis. Je n’ai rien mangé depuis deux jours. Il faut que tu me viennes en aide, sinon, je vais mourir de faim. S’il te plaît Seigneur Dieu, je voudrais juste quelque chose à manger aujourd’hui …

Et le premier prie plus fort, pour que sa prière soit entendue en premier. Et le second prie plus fort à son tour pour que sa prière parvienne jusqu’à Dieu … et le ton monte, monte, monte … Tout à coup le riche se retourne vers le pauvre, lui tend un billet de 5 dollars et lui dit :

– Tiens, va t’acheter un sandwich et laisse Dieu s’occuper des choses sérieuses !

 

Saint Bruno et les crapauds

Frère Bruno était en oraison, mais par la fenêtre les grenouilles coassaient à qui mieux mieux et faisaient un bruit terrible. Il essaya de se concentrer sur son crucifix. Il récita ses prières à voix haute, à voix de plus en plus haute, pour tenter de dominer le vacarme du dehors, mais rien n’y fit. Le chant obsédant des grenouilles perturbait la ferveur de sa prière. Il cria :

– Silence ! Je suis en train de prier.

C’était un saint … ses ordres en imposaient. Aussitôt la nature se tut, comme un feu qui s’éteint, et un silence complet régna sur le marais. Frère Bruno observa de sa fenêtre les bouches closes des crapauds, les becs fermés des hérons, les mouches qui se tenaient figées sur les roseaux, n’osant plus vibrer sous le vent devenu muet. Satisfait, il se remit à ses oraisons. Mais alors un autre bruit se fit entendre, tout intérieur celui-là. C’était une petite voix qui lui disait :

– Et si Dieu tirait plus de plaisir du chant des grenouilles que du chant de tes psaumes ?

– Choqué, Saint Bruno répondit :

– Mais qu’est-ce que Dieu peut donc trouver d’agréable au coassement d’une grenouille ? Et à tout bruit d’ailleurs … Pourquoi Dieu a-t-il inventé le bruit ?

Saint Bruno retourna à sa fenêtre et permit à la nature de reprendre son cours. Les insectes et les grenouilles remplirent d’un rythme doux le silence de la nuit. Bruno écouta ce chant, ses oreilles ne résistèrent plus et son cœur battit soudain à l’unisson de l’univers.

Il pria de ce jour tout le temps, ses journées s’écoulaient en une permanente oraison. Il était sans cesse rappelé à Dieu par le coassement des grenouilles.

Le miroir

Dans un autre petit shetel, le shetel de Beiberick, il y avait un marchand, très riche, mais qui refusait obstinément de donner un seul copek pour soulager la misère des plus pauvres.

Son rabbin décide un jour de lui donner une leçon. Il lui montre la fenêtre de sa chambre et lui demande :

– Dis-moi, que vois-tu, là ?

– Je vois la rue, les voitures, les gens … quelle question !

– Et regarde maintenant regarde ce miroir. Qu’est-ce que tu y vois ?

– Je vois … mais tes questions sont stupides, Rabbin. Je me vois, évidemment.

– Mes questions ne sont pas stupides, soupire le rabbin. La vitre et le miroir sont exactement la même matière. Mais dès que tu recouvres la vitre transparente avec une fine pellicule d’argent, tu ne vois plus les autres, tu ne vois plus que toi-même.

 

Le petit garçon dans la clairière

C’est une histoire qui se passe dans un petit shetel, un petit village juif de Biélorussie, au 19e siècle. Dans ce village, il y a un petit garçon de 5 ou 6 ans, qui disparaît régulièrement, quand on n’a pas les yeux sur lui et qui revient plusieurs heures plus tard. Tout le monde au village s’inquiète, surtout sa famille évidemment et un jour son père décide qu’il ne le quittera pas des yeux de la journée. Et c’est ce qu’il fait. Et il voit tout à coup le petit garçon quitter discrètement le village et partir tout droit vers la forêt. Il le suit alors de loin, et il voit l’enfant s’arrêter dans une clairière, appeler Dieu et prier.

Et puis quelques instants plus tard, l’enfant reprend le chemin du village. Quelques jours plus tard, l’air de rien, le père dit à l’enfant :

– Qu’est-ce que tu vas faire, dans la forêt ?

– Je vais prier Dieu.

– Ah ! Et tu ne pourrais pas le prier ici ?

– Si, si… je pourrais, mais …

– Mais Dieu n’est pas le même partout.

– Si, Dieu est le même partout. Mais moi, je ne suis pas partout le même.

Les deux naufragés

Deux naufragés sont désespérés, des jours sans manger ni boire, la peur des requins…et au loin, toujours aucun espoir de navire ou de terre en vue…

L’un des deux de dire:

-Seigneur, j’ai été loin de Toi toute ma vie, je t’ai ignoré volontairement, j’ai été méchant, voleur, menteur, adultère. Si tu nous sauves, je te promets d’être à ton service le reste de ma vie, d’être un témoin intègre et sans faille pour ta Gloire… Je te promets…

Il est soudainement interrompu dans sa prière, par son collègue…

-Arrête, j’vois un bateau qui arrive!


Une question de confiance…

Un homme fait régulièrement du jogging au bord de la mer, le long d’une falaise. Et puis un jour, une seconde d’inattention : il glisse et tombe dans le vide. Miraculeusement, il s’accroche à une branche qui dépasse de la falaise et il reste là, suspendu dans le vide.

Terrorisé il lève les yeux au ciel et crie:

– Au secours! Y a quelqu’un ? Y a quelqu’un qui puisse m’aider?

Il entend alors une voix qui sort des nuages.

– Je suis là.

– Et qui es-tu ?

– Je suis Dieu !

– Tu es Dieu ? Mais alors tu peux me sauver ?

– Je le peux. Mais pour cela, il faut que tu me fasses confiance.

– Je te fais confiance, dit l’homme, mort de peur. Entièrement confiance, Seigneur, mais fais vite !

– Alors lâche la branche que tu tiens … je vais envoyer deux anges pour te recueillir.

L’homme réfléchit un long moment, puis il lève les yeux au ciel et crie

 

– Y a quelqu’un d’autre ?


Cache-cache…

Yehiel, le petit-fils de Rabbi Baroukh, joue un jour à cache-cache avec un autre petit garçon. Il se trouve une fameuse cachette, s’y glisse et attend que son camarade vienne l’y découvrir. Mais, ayant longuement attendu, il finit par s’en extraire et ne voit nulle part son petit camarade. Il s’aperçoit alors que l’autre ne l’a pas cherché et il se met alors à pleurer … à pleurer … Il court, toujours en larmes, vers son grand-père, pour se plaindre de ce méchant garçon qui n’avait pas voulu le chercher quand il était si bien caché !

 

Et c’est à grand-peine si le grand-père lui-même parvient à retenir ses larmes : »C’est exactement aussi ce que dit Dieu, dit-il : Je me cache et personne ne veut me chercher! »

Dernière visite

Dans les Eglises réformées, en général, les pasteurs restent rarement plus de 7 ans au poste pastoral au même endroit, pour d’éviter une dépendance de la communauté à son égard. Un des ces pasteurs va quitter sa paroisse et il profite des derniers jours de sa présence pour faire quelques visites d’adieu.

 

Lors d’une des ces visites, une dame d’un certain âge, lui dit qu’elle le regrettera infiniment et que malheureusement, son successeur ne sera pas aussi bien que lui.

– C’est très gentil, chère Madame, mais vous savez, le collègue qui va me succéder est jeune, plein d’enthousiasme, de passion, bien formé … je suis sûr qu’il fera du très bon travail.

– Il fera peut-être du bon travail mais il sera moins bon que vous.

– Mais pas du tout. Je serai même prêt à parier qu’il sera meilleur.

 

Alors la vieille dame lève un peu le ton :

– Ecoutez, Monsieur le pasteur, je sais ce que je dis. C’est la cinquième fois que nous changeons de pasteur, et à chaque fois, le nouveau est moins bon que le précédent !